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L'acné c koi ?

Le processus de formation de l'acné

L’acné est une maladie de la peau et en particulier du follicule pilosébacé.

Le follicule pilosébacé est une petite poche traversant les différentes couches de la peau et contenant en son centre une ébauche de poil ainsi que des glandes sébacées.

La glande sébacée produit du sébum (substance grasse qui sert à protéger la peau du froid, du soleil, de la pollution…), qui s’écoule par un canal à la surface de la peau.

Noir Blanc Rouge

Cette maladie se déroule en 3 étapes1:

N°1 Les glandes sébacées s’emballent et se mettent à produire trop de sébum. C’est l’« hypersécrétion sébacée » ou l'« hyperséborrhée ». La peau devient plus grasse et plus brillante et s’épaissit en surface (c'est l'hyperkératinisation).
Dans le même temps, les cellules (appelées kératinocytes) qui forment le canal par où s’écoule le sébum, se collent les unes aux autres, bouchant le canal et formant ainsi le microcomédon2,3.

N°2 Le sébum reste ainsi coincé dans le canal formant un comédon ouvert (« point noirpoint noir ») ou un comédon fermé (« point blancpoint blanc »).
Les points noirs et les points blancs sont les premiers signes de l’acné.
On parle d’acné « rétentionnelleacné « rétentionnelle ».

N°3 Une bactérie normalement présente sur la peau, du nom barbare de Propionibacterium acnes, ravie de trouver sa nourriture dans le sébum va ainsi se multiplier et provoquer une inflammation. C’est l’apparition du bouton rouge ou blanc.
On parle d’acné « inflammatoire »3,4.

 

  • Le bouton rouge de petite taille (1 à 5 mm de diamètre) va s’appeler papulepapule.
  • Le bouton de petite taille, blanc car il est rempli de pus, va s’appeler pustule.pustule
  • Le bouton rouge de grande taille (diamètre supérieur à 5 mm),
    plus profond et douloureux, va s’appeler nodulenodule.

La moitié des cas d’acné associent à la fois lésions rétentionnelles et lésions inflammatoires. On parle alors d’acné mixte.

Certains boutons ne cicatrisent pas correctement et laissent des cicatrices.
Il existe plusieurs formes de cicatrices. Les plus fréquentes sont représentées par des trous, parfois profonds (dits en pic à glace), ou en forme de U ou de cratère. Elles s’expliquent par la disparition d’un trop grand nombre de cellules et de fibres après l’inflammation (cicatrices atrophiques).
Au contraire, d’autres cicatrices forment un relief plus ou moins bombé, et témoignent d’une multiplication trop importante des cellules de la peau au moment de la cicatrisation. On parle de cicatrices hypertrophiques.

Certaines cicatrices peuvent persister.

L'acné évolue par « poussées », c’est-à-dire qu’il y a des périodes où les boutons sont présents et d’autres où ils ne sont plus là.

Elle disparaît spontanément dans la majorité des cas vers 19-20 ans2. Toutefois, compte tenu du mal-être qu’elle entraîne fréquemment et des cicatrices qu’elle peut provoquer, il est préférable de ne pas rester les bras croisés5,6: car l’acné,

1 Afssaps. Recommandations de bonne pratique : traitement de l’acné par voie locale et générale. Annales de dermatologie 2008;135(S2):S73-74.
2 Grosshans E, et al. Acné. Ann Dermatol Venereol 2002;129:2S182-7.
3 Sinclair W, Jordaan HF- Global Alliance to improve outcomes in acne. Acne guideline 2005 update. S Afr Med J 2005;95:883-92.
4 Pawin H, et al. Physiopathologie de l’acné : données récentes et nouveautés sur les mécanismes d’action des traitements. Eur J Dermatol 2004;14:1-9.
5 Goodman G. Acne. Natural history, facts and myths. Australian Family Physician 2006;35(8):613-6.
6 Purdy S, de Berker D. Acne. Clinical review. BMJ 2006;333:949-53.